En Commun! présente ses marqueurs : un projet de société qui associe nos concitoyens, qui peut être lancé sans attendre, sans réforme institutionnelle et dans un cadre de sobriété budgétaire.
Pour une société française solidaire, à tous les âges de la vie. Pour une transition écologique juste et positive. Pour le renouveau industriel et la souveraineté. Pour une démocratie vivante. Pour une éducation qui donne sa chance à chacun. Pour une culture vivante et accessible.
En Commun!, le parti politique qui fait connaître ses marqueurs
Les élections présidentielles et législatives de 2027 sont un enjeu clair pour les acteurs politiques de la social-démocratie en France : il faut renouer un dialogue constructif et apaisé avec les électeurs et électrices. En Commun! y contribue en soumettant des propositions réalistes, porteuses d’avancées concrètes pour nos concitoyens. Ce sont les marqueurs de notre parti.
En Commun! est un parti de gauche écologique, européen, démocratique, solidaire, progressiste et humaniste, créé en 2020 autour de Barbara Pompili, députée puis Ministre de la transition écologique, et d’une vingtaine de députés. Pour En Commun!, il est indispensable d'apprendre ensemble à gérer et protéger nos biens communs. Nous sommes engagés pour une écologie concrète, le développement de la démocratie participative et une politique sociale de lutte contre les inégalités. Nous demandons que les aspirations de la jeunesse soient prises en compte. Nous défendons la souveraineté française et européenne pour un monde en commun. Nous portons une méthode d’action dans laquelle le « nous » prime sur le « je ». Nous croyons en l’intelligence collective qui permet de construire, autour de ce qui nous rassemble, une vision qui ne peut être celle d’un leader providentiel. Nous croyons que le partage des connaissances comme de la richesse est une des clés du maintien de notre cohésion nationale et de la paix.
Les marqueurs En Commun! Page 2 de 12
Une réponse aux défis d’aujourd’hui
Notre société est confrontée à de multiples défis : le défi environnemental, qui engendre des catastrophes et un sentiment d’impuissance, le défi sociétal, illustré par un repli sur soi dans une société toujours plus numérique, une perte du lien social, le défi économique et industriel, entre dumping chinois et explosion de l’IA, avec le risque de déclassement individuel et collectif. On en voit chaque jour les conséquences : indignation, révolte, montée des extrêmes, angoisse de l’avenir et crise démographique…
Notre pays, à travers notre projet de société, a les ressources et l’énergie collective pour faire face à ces grands défis, avec une réponse à la fois française et européenne, pour une souveraineté technologique, énergétique et de sécurité. Sans slogans simplistes, ni solutions toutes faites, ni en prônant la révolution, nous prenons nos responsabilités en portant au débat des réponses concrètes, reposant sur l’intérêt général, la responsabilisation de tous, partis, citoyens, acteurs sociaux, forces économiques…
C’est au nom de ces engagements que notre parti construit des ponts entre les partis qui partagent les mêmes valeurs. Il est possible de les mettre en place dès l’installation du prochain gouvernement.
Nos convictions
Redonnons à notre pays une espérance collective, avec un projet qui rassemble plutôt qu'il ne divise, qui réconcilie ces dimensions avec l’efficacité économique, qui protège sans exclure et qui permet aux citoyens de retrouver le pouvoir d'agir sur leur avenir. Tels sont nos fondamentaux.
La France d’En Commun! réaffirme les principes intangibles de nos libertés individuelles, de notre liberté d’expression et de la laïcité comme ciment de notre République. Le droit pour chacun à l’éducation, à la formation et à un travail, source d’autonomie et d’émancipation, doit être un principe directeur pour les politiques nationales.
La France d’En Commun! est solidaire et fraternelle. Porteuse d’une réelle cohésion sociale, elle garantit la sécurité des citoyens, veille à réduire les fractures de notre société et les inégalités de patrimoine, agit contre les inégalités de destin ; elle lutte contre le changement climatique, en soutenant une transition écologique socialement juste, partagée par tous car arrimée à un projet sociétal partagé, qui prend soin de chacun comme de l’environnement.
Les marqueurs En Commun! Page 3 de 12
En Commun! propose des mesures fortes, dans un cadre de sobriété budgétaire
Nous proposons des mesures fortes dans cinq champs : pour une société solidaire à tous les âges de la vie, pour le climat et la santé environnementale, pour la souveraineté de la France et de l’Europe, pour une démocratie vivante, et pour l’éducation et la culture. Dans la continuité des travaux de notre parti - contributions parlementaires, communiqués de presse - nous proposons sur chaque domaine une vision stratégique et un ancrage concret dans l’action publique.
Pour répondre par une action publique efficace, nous proposons à toute la société de s’engager : nous voulons privilégier le contrat en donnant aux collectivités locales, au tissu économique, aux partenaires sociaux, au milieu associatif les responsabilités et les moyens de contribuer à une France solidaire, innovante et respectueuse de la planète.
Les mesures que nous proposons sont cohérentes avec un retour à l’équilibre budgétaire et une réduction de la dette. La dépense publique est bonne quand elle produit des services publics de qualité qui sont autant d’investissement pour l’avenir de notre pays. Elle est délétère quand une bureaucratie étouffante, déresponsabilisante et coûteuse met en danger le projet de société que nous défendons.
A En Commun!, nous portons la nécessité d’investir pour transformer durablement notre pays dans plusieurs axes : accélérer la transition écologique de notre économie, renforcer sa compétitivité et sa capacité d’innovation et réduire ses dépendances stratégiques, renforcer notre cohésion sociale et notre vie démocratique, moderniser nos services publics.
Enfin, pour lever les freins à l’action, la consultation de la société et son association aux décisions sont indispensables. Les citoyens sont en demande de cohérence entre le discours politique, les actes et l’allocation de ressources. Nous y répondons par une vision de long terme et des mesures s’inscrivant dans le temps.
Nos propositions spécifiques au sujet des retraites, de la fiscalité, de la sécurité et de la défense, qui sont elles aussi des champs cruciaux pour notre pays, feront l’objet d’une contribution ultérieure.
1. Pour une transition écologique juste et positive
Le dérèglement climatique pose des défis majeurs qui touchent directement la vie quotidienne des Français. Des changements profonds dans nos modes de production, de consommation ou de transport, dans l’organisation de nos villes, dans l’adaptation des bâtiments sont d’ores et déjà indispensables. L’enjeu est écologique : la raréfaction de la ressource en eau, l'érosion de la biodiversité et l'augmentation des aléas
Les marqueurs En Commun! Page 4 de 12
climatiques nécessitent de protéger nos écosystèmes essentiels sans opposer les acteurs du territoire. C’est tout autant un enjeu pour la santé de nos concitoyens : la pollution de l'air, la dégradation de la qualité de l'eau et l'exposition aux polluants affectent directement la santé publique. La protection de la santé de tous à travers une alimentation durable produite dans un environnement préservé devient d’autant plus importante.
La transition écologique, énergétique et climatique est engagée ; la renforcer et l’accélérer sont une nécessité. Cette évolution ne pourra réussir que si elle est juste, concrète et applicable. Elle doit devenir un levier de modernisation de notre modèle économique, en favorisant l'investissement local, la sobriété des usages, l’économie circulaire et l'efficacité énergétique.
La confiance des citoyens dans l’action publique sur le climat et la santé environnementale est à rebâtir. Pour cela, il faudra, tout au long des années qui viennent, protéger sans opposer, déployer les solutions existantes et en construire de nouvelles avec l'ensemble des acteurs (citoyens, agriculteurs, entreprises, collectivités), dans un esprit de concertation et d'équité sociale. La taxation ou les contraintes aveugles fonctionnent mal. Elles ont créé chez nos concitoyens la perception d’une écologie punitive. Les politiques devront allier incitations financières et accompagnement concret en tenant compte des spécificités de chaque territoire et en associant les citoyens. Les acteurs publics spécialistes de la biodiversité, de l’eau, de la transition écologique et de la santé environnementale continueront à être essentiels dans cet accompagnement.
Ce que nous proposons pour accélérer la transition, au bénéfice de tous
●
Tous ceux qui le souhaitent pourront participer à un projet « près de chez eux ». L’outil financier de proximité dont nous préconisons la création, au titre de la souveraineté et du renouveau industriel, permettra aux citoyens d'investir directement dans un projet écologique local. C’est pour EC! une mesure prioritaire. Pour aller au-delà d’une participation financière, les projets qui associent les habitants à leur conception et leur gestion sont à encourager plus activement, avec les associations.
●
Le partage de l’eau doit pleinement prendre en compte le climat à venir, avec une vision portant sur le long terme. C’est une autre mesure prioritaire. Les mécanismes de répartition concertée de nos ressources en eau entre usages agricoles, industriels et domestiques et pour la protection de leur qualité sont à revoir, pour plus d’équité et d’efficacité.
●
Les agriculteurs peuvent devenir des protecteurs de la biodiversité. La France doit agir pour une révision en ce sens des critères de la Politique agricole commune. La rémunération des services rendus à l’environnement constitue une réelle solution
Les marqueurs En Commun! Page 5 de 12
pour un revenu juste de l’activité agricole, sans impacter le pouvoir d’achat des consommateurs : elle est à déployer. Préserver la biodiversité, cela concerne le sauvetage des haies, les pratiques préservant la qualité des sols, la protection des pollinisateurs, la recharge des nappes phréatiques.
●
Notre pays peut réduire sa dépendance aux énergies fossiles. Il est possible de garantir une production énergétique décarbonée en poursuivant le développement actif d’une gamme complète d’énergies renouvelables, tout en maintenant la production d’électricité nucléaire. Ceci devra se faire en donnant la priorité à la sûreté du parc nucléaire. Face à la croissance des besoins en électricité, la France doit maintenir une stratégie énergétique cohérente, lisible et stable pour attirer les investisseurs et l’Etat doit sécuriser sur le moyen terme ses engagements financiers.
●
Les ménages les plus exposés aux coûts de ces changements auront accès à des mécanismes de compensation. Il est possible d’assurer une participation équitable des plus aisés et des entreprises via des mécanismes de compensation ciblés.
●
Le leasing social de véhicules électriques doit être maintenu et renforcé. Nous préconisons de centrer les politiques de transport sur les usagers des zones périurbaines et rurales, qui ont besoin de leur voiture tous les jours. Plusieurs solutions dont le leasing social sont à mettre en place, tout en développant les alternatives à la voiture individuelle. Nous rappelons l’importance de ces changements pour réduire les maladies liées à la pollution de l’air dans les villes.
●
Il est urgent de réhabiliter les passoires thermiques, été comme hiver. Les bâtiments du quotidien seront une priorité, à travers un grand plan de rénovation thermique qui ciblera écoles, crèches, hôpitaux et logements sociaux. Des solutions techniques existent pour couvrir rapidement une large population, par exemple en centrant l’effort sur la création d’une véritable pièce de fraîcheur dans un bâtiment.
●
Le recyclage est à repenser. Le recyclage de proximité des matériaux devra être priorisé, l’exportation des déchets fortement limitée. Cette économie circulaire locale reposera sur le réemploi, des matériaux de construction aux contenants en passant par les métaux critiques de la transition écologique. Elle se construira avec la participation des citoyens.
La méthode que nous préconisons : construire une vision claire et partagée de la trajectoire dans laquelle notre pays s’engage
●
Les Françaises et Français de tout âge doivent pouvoir accéder à une information vérifiée. Il est important de bâtir la confiance, en explicitant les sources – Etat, Union européenne, privés - de financement des compensations et en démontrant comment la décarbonation de notre économie améliore la qualité de vie des ménages les plus modestes. Le partage de l’information mobilisera non seulement les associations
Les marqueurs En Commun! Page 6 de 12
mais aussi les artistes et acteurs de la culture, pour élaborer un récit réaliste, positif et mobilisateur de la transition écologique et climatique, qui « donne envie ».
●
Les collectivités, les services de l’Etat et les associations doivent être invités à construire ensemble les solutions locales. La planification de la transition écologique ne se décrète pas, elle sera efficace si elle est construite avec nos concitoyens. La méthode des Ateliers de territoire a été créée pour résoudre les problèmes de transport, elle est applicable à d’autres questions. Les participants réalisent un diagnostic partagé, animé par l’Etat, base de construction de solutions, et définissent un chef de file local pour suivre leur mise en oeuvre.
2. Pour une démocratie vivante
Les Françaises et les Français ont besoin de retisser leur confiance envers la démocratie et ses institutions. Ils sont nombreux à demander un pouvoir de contrôle et de sanction, et certains questionnent la légitimité de l’élu. L’engagement au service du collectif s’est affaibli, et les débats d’idée sont difficiles au parlement comme dans les conseils municipaux. Des décisions prises à la majorité sont remises en cause et les expériences de démocratie participative sont questionnées. Ceci contribue à une forte abstention lors des élections.
Notre système politique peut réagir collectivement en anticipant les conséquences de ces profonds changements de société. Il est possible d’adapter le fonctionnement de nos institutions sans bouleverser leur structure, en évitant des réformes lourdes qui nécessiteraient du temps et des conditions favorables qui nous font défaut dans la période actuelle.
Si le feu des projecteurs est braqué sur l’élection présidentielle, le destin du pays se jouera en réalité lors des élections législatives. La polarisation ne trouvera son remède qu’avec un régime plus parlementaire. Le gouvernement et le parlement doivent tout autant repenser leurs relations avec les collectivités et services déconcentrés de l’Etat. C’est un véritable triangle de l’action publique qui est à mettre en place en formalisant les relations entre ces trois pôles de nos institutions, tout en accompagnant le développement de la démocratie participative, mode d’expression des électeurs devenu complémentaire du vote.
Au niveau national, redonner confiance dans le vote et la participation citoyenne
●
L’introduction de nouvelles lois sera limitée aux sujets qui le méritent réellement, avec une mise en oeuvre effective. Les textes de loi prévoiront leurs modalités d’application, de financement et de contrôle. Avant et après le débat
Les marqueurs En Commun! Page 7 de 12
législatif, les études d’impact et les travaux de suivi intègreront les réalités locales des collectivités et de l’administration.
●
Les électeurs doivent savoir qu’ils élisent une Assemblée nationale autonome et indépendante. Le règlement de l’Assemblée nationale est à refonder pour encourager la formation de coalitions et pour prévenir l’obstruction parlementaire, c’est à dire le dépôt d’amendements en très grand nombre. La pratique d’une dissolution de l’assemblée doit être abandonnée : c’est un droit devenu obsolète.
●
Les conventions citoyennes nationales auront un rôle confirmé. Elles sont au coeur de la démocratie participative car elles sont préférables aux référendums. Les résultats d’une convention citoyenne devront être clairement pris en compte par le parlement.
●
La règle de deux mêmes mandats locaux consécutifs maximum doit s’appliquer aux maires comme aux présidents et vice-présidents de collectivités. Le cumul de plusieurs mandats exécutifs sera également fortement limité. Un mandat local pourra néanmoins être cumulé avec une fonction d’élu syndical.
●
Toutes les solutions permettant d’encourager la participation aux élections sont à soutenir. La réforme du mode de scrutin des élections législatives, en introduisant la proportionnelle par département, est l’une de ces solutions.
A l’échelle locale, rendre l’action publique lisible et favoriser le dialogue
●
Les intercommunalités doivent organiser l’avenir de leur territoire dans tous les domaines. Elles prendront la responsabilité de la planification territoriale dans leur périmètre. C’est particulièrement important pour la planification de la transition écologique et de l’action sur le climat. Le bloc communal, qui associe les communes et l’intercommunalité, doit devenir une réalité. Et il faut aller vers une élection directe des présidents d’intercommunalité.
●
Les modalités de coopération entre collectivités doivent pouvoir être ajustées aux réalités locales. La différenciation de l’organisation des territoires est actuellement une exception, elle doit devenir un droit, au service d’une gestion plus efficace des territoires. Ceci favorisera notamment la fusion de petites communes lorsque celle-ci constitue une solution pertinente.
●
Les contrats entre une collectivité locale et l’Etat en région deviendront systématiques. Cette modalité concerne actuellement principalement les Conseils régionaux, elle doit être étendue aux autres collectivités. Ainsi les objectifs de l’action publique pourront être définis et communiqués de façon claire et vérifiable. Ceci couvrira en priorité la transition écologique.
●
Les citoyens pourront participer au suivi des programmes des collectivités locales. Cela se fera au travers des conseils de développement et des conseils
Les marqueurs En Commun! Page 8 de 12
économiques, sociaux et environnementaux régionaux (CESER), dont la fonction d’instance participative sera confortée. Des rendez-vous liés à l’avancement des projets seront instaurés, afin de rendre obligatoire l’avis public de ces instances. Par ailleurs l’évaluation indépendante des politiques publiques sera amplifiée et approfondie.
●
Mieux reconnaître l’engagement citoyen et expérimenter de nouvelles approches. Nous voulons encourager la prise de responsabilité durant la scolarité, la vie étudiante et dans la vie d’adulte, dans le milieu associatif et sur les lieux de travail. L'engagement en faveur de l’environnement et l’aide aux personnes vulnérables doivent être également encouragés. Chaque adolescent pourra se familiariser avec l’exercice des responsabilités civiques, passage naturel dans une vie. La valorisation des acquis de l’expérience (VAE) évoluera pour reconnaître ces engagements. Dans les entreprises, la responsabilité sociale des entreprises (RSE) devra intégrer le dialogue social.
3. Pour une société française solidaire, à tous les âges de la vie
Notre société évolue rapidement. La nouvelle économie modifie radicalement les formes de protection sociale dont la France s’était dotée. D’une part, les jeunes entrent de plus en plus tardivement dans l’activité professionnelle et l’intelligence artificielle vient bouleverser de nombreux emplois. D’autre part, l’évolution démographique en cours est un fait majeur. Les plus jeunes sont impactés par un manque d’équité croissant, en particulier en matière de patrimoine. De plus, le mouvement associatif, fondamental pour une société solidaire, a été très attaqué ces dernières années. Il en est de même pour l’économie sociale et solidaire.
Les solidarités constituent le pouvoir de vivre en commun. Elles sont aussi la première réponse aux besoins de sécurité de chacun et chacune. Il est nécessaire et possible d’agir pour renforcer ces socles de l’épanouissement individuel et collectif. EC! propose une approche renouvelée des solidarités : on donne à certains âges de la vie, on reçoit à d’autres. Ceci demande des politiques soutenant les parcours de vie et leur dynamique, via des programmes associant plusieurs ministères aux collectivités. De telles politiques conduiront à maîtriser la dépense publique. EC! appelle à des mesures fortes, avec six grandes propositions :
●
Accompagner efficacement les jeunes dans leur entrée dans la vie active, c’est nécessaire et possible. Nous proposons d’amplifier l’approche « un jeune, une solution », pour toucher les jeunes de filières de formation diversifiées, avant et après leur majorité. Cet accompagnement prendra pleinement en compte la nouvelle donne liée à l’arrivée de l’intelligence artificielle. C’est un engagement global dans lequel les acteurs de l’économie sociale et solidaire auront un rôle conforté.
Les marqueurs En Commun! Page 9 de 12
●
Se loger est un droit, cela doit être une politique prioritaire centrée sur les besoins des jeunes. Par exemple, avec le développement du bail réel solidaire, qui sépare foncier et bâti, l’achat d’un logement sera moins cher et donc possible plus tôt dans la vie. De nouvelles solutions rendant possible le changement de logement tout au long de la vie, en fonction de ses besoins, sont à déployer.
●
Le numérique en général et l’intelligence artificielle en particulier doivent devenir des outils effectivement accessibles à tous. Ils peuvent et doivent faciliter la vie de tous les jours des personnes en situation de handicap. Ce sera une grande cause nationale, dans laquelle les associations auront toute leur place. Les usagers auront accès à plus de formations et à une meilleure prévention des risques. Un point de proximité France Service sera disponible, en ville comme en milieu rural, garantissant un accès facile pour tous aux services numériques de l’administration.
●
L’immigration redeviendra un atout pour notre pays. Nous proposons une nouvelle approche, avec une véritable politique de soutien aux parcours migratoires. L’immigration par le travail sera encouragée, le droit d'asile confirmé, la lutte contre les filières clandestines poursuivie. Un processus modernisé de régularisation des travailleurs étrangers permettra de prévenir les ruptures de droits. Un accueil décent sera rétabli pour tous les étrangers.
●
Personne ne doit être oublié en matière de statut et de droit du travail. La politique du travail devra soutenir un modèle économique tourné vers le progrès humain. Le statut des travailleurs de l’économie numérisée et leurs droits de représentation syndicale seront confirmés. Il en est de même pour les seniors qui feront le choix de continuer à travailler.
●
Des services publics efficaces sont indispensables pour une société solidaire, qu’il s’agisse de santé, d’éducation, de justice ou de la police. Nous appelons à transformer les services publics en mettant leurs personnels au centre de la modernisation. En particulier, le renforcement des moyens numériques du secteur public se fera avec eux. Les réponses personnalisées aux usagers reviendront au coeur de leurs métiers. C’est particulièrement important dans le secteur de la santé.
4. Pour le renouveau industriel et la souveraineté
Par « souveraineté », nous entendons notre capacité à maîtriser les ressources et les technologies dont notre société a besoin et leur disponibilité au sein de l’Europe ou en les important avec un risque contrôlé, grâce à une diversification des échanges internationaux. Pour la France, il n’y a pas de politique ambitieuse, qu’il s’agisse de transition écologique ou d’autres domaines prioritaires pour notre projet de société, si nos moyens dépendent du bon vouloir de pays tiers non européens.
Les marqueurs En Commun! Page 10 de 12
Le modèle productif européen est confronté à un risque de décrochage. En France, la part de l'industrie manufacturière est tombée sous la barre critique des 10 % du produit intérieur brut. Sans sursaut stratégique, le continent s'expose à un déclin économique durable. Le fardeau de l'énergie accentue la fragilité du tissu industriel. Les coûts de l'électricité et du gaz, deux à cinq fois plus élevés qu'aux États-Unis, pénalisent lourdement la décarbonation. Malgré l'accompagnement d’acteurs majeurs tels que Bpifrance, l'équilibre de notre tissu industriel sur le terrain reste extrêmement précaire.
Face au recul marqué de notre production manufacturière et à une perte préoccupante de souveraineté sur nos biens de première nécessité, comme la crise du COVID l’a montré, il nous faut une politique globale visant à renforcer notre Commun industriel. La sobriété environnementale sera l’un des principes de cette politique.
Une politique nationale d’innovation et d’investissement public qui concilie savoir partagé et compétitivité
●
Sécuriser l'approvisionnement des filières d'avenir : soutenir le développement des nouvelles technologies de la santé, le renforcement des réseaux électriques pour absorber le développement des énergies renouvelables, le spatial et les équipements de défense tels que les drones, la recherche sur de nouvelles technologies énergétiques.
●
Défendre le financement public de la recherche fondamentale : l'État doit impérativement sanctuariser le financement public de la recherche fondamentale. Elle doit être clairement protégée comme un bien commun en accès universel.
●
Soutenir l'innovation privée au service des politiques publiques et de l’emploi : le dispositif fiscal du Crédit d'Impôt Recherche (CIR) contribue à l’attractivité de la France mais pèse sur les finances publiques. Il doit être recentré sur les filières stratégiques et sur les secteurs à fort risque de délocalisation des emplois. Ce ciblage garantira que l’aide publique soutienne l'innovation tout en préservant l'emploi industriel sur le sol national.
A l’échelle des territoires, un déploiement adapté aux réalités locales
●
Donner un avenir économique à chaque territoire : repenser l’aménagement du territoire en veillant à compenser le déclin de certains secteurs par l’accès à d’autres secteurs en développement, y compris la logistique et le transport.
●
Déconcentrer l’accompagnement public des écosystèmes industriels (universités, pôles de compétitivité) pour mieux coller aux réalités du terrain. Dans l’approche de sobriété environnementale que nous préconisons, l’implantation de nouveaux équipements ciblera en priorité les friches foncières à réhabiliter pour un développement sans artificialisation des sols.
Les marqueurs En Commun! Page 11 de 12
●
Financer le renouveau par l'épargne locale : chacun et chacune pourra choisir d’affecter son épargne à la transition écologique, l’innovation de proximité et la transmission d’entreprises. Ces fonds d’épargne seront à fiscalité adaptée et gérés à l’échelle de la région.
Nous protéger de la concurrence déloyale
●
Concrétiser une exigence de loyauté dans les échanges entre l’Union européenne et les pays tiers. Des "clauses miroirs" environnementales ont été créées, il faut à présent les appliquer systématiquement et se donner les moyens de les contrôler. De la même façon, des mécanismes de réciprocité dans l’accès aux nouvelles technologies sont à inventer.
●
Les achats publics de l’Etat et des collectivités doivent faire appel à une production socialement et écologiquement responsable. Un système de points bonifiés est à mettre en place. Le recours à une production plus locale est à encourager lorsqu’elle remplit ces critères.
5. Pour une approche globale de l’éducation et de la culture
L’augmentation du niveau moyen d’instruction est en panne, avec des inégalités qui se creusent. La base culturelle commune, qui devrait créer des liens entre nous, régresse sous l’effet des lois du marché du divertissement. Face aux écrans qui imposent leur diktat, face à la montée des idées de repli sur soi, nous devons mieux partager les valeurs européennes du vivre ensemble, de l’égalité entre les hommes et les femmes et de l’ouverture culturelle. L’éducation et la culture constituent le socle de notre société, pour aujourd’hui et pour demain.
Apprendre, ce n’est pas l’affaire de l’Ecole seule, c’est un projet global partagé avec les parents, les collectivités locales et la société. Les évolutions technologiques, dont le numérique et l’IA, doivent être utilisées tout en restant maîtrisées. Esprit critique et réflexes de vérification doivent faire partie des fondamentaux. L’éducation gratuite, obligatoire et laïque, notre bien commun, demande à être protégée des attaques par des opérateurs privés. Les liens entre Ecole et parents, élus et associations sont à réinventer pour un objectif partagé : permettre aux enfants de se développer, d’aimer apprendre et faire des efforts – dans le sport comme dans les études.
EC! préconise des politiques d’éducation et d’accès à la culture se traduisant en actions et en moyens (humains, budgétaires et numériques) sanctuarisés sur plusieurs années, grâce à une loi de programmation pour l’Education et la Jeunesse :
●
Les parents et leurs enfants ont besoin d’une relation apaisée avec l’Ecole. L'accompagnement à la parentalité doit être développé. L'École doit s'ouvrir au
Les marqueurs En Commun! Page 12 de 12
monde tout en sécurisant ses accès, et mettre la co-éducation au coeur de ses partenariats.
●
L’enseignement primaire et secondaire peut s’adapter aux situations locales, tout en conservant un socle national commun – formation initiale, grandes lignes des programmes. Les collectivités et leurs élus sont bien placés pour initier des projets innovants, tissant des liens entre l’Ecole, les associations et les autres acteurs des territoires éducatifs, tout en tirant parti de la baisse démographique. Ceci demandera une déconcentration de la gestion des établissements et de leurs ressources humaines, avec une programmation pluriannuelle de la carte scolaire.
●
La société doit reprendre confiance dans ses enseignants et les autres métiers de l’enseignement. Ceci passe par la revalorisation des rémunérations, en encourageant les enseignants qui innovent dans leur pratique. La refonte de la formation continue sera essentielle pour diffuser les méthodes les plus éprouvées : préserver les fondamentaux (lire, écrire et compter) et développer l’esprit critique, avec l’apport de l’IA, accompagner les élèves plus âgés dans l’utilisation de l’IA, mais aussi adapter l’enseignement pour une école inclusive.
●
Nos concitoyens ont, à tout âge, besoin d’accéder à une information fiable. L’action publique contre la désinformation a commencé, elle est à renforcer en encourageant le pluralisme et l’indépendance des médias et autres sources d’information. C’est particulièrement critique pour l’information sur le climat et l’environnement.
●
Mettre la lecture partout, à l’école comme dans les lieux que fréquentent les adultes, c’est essentiel pour inciter à lire et à écrire dans cette période où l’IA va continuer à changer notre rapport à l’écrit. L’art sous toutes ses formes, cela concerne tous les Français. Il sera indispensable de protéger l’indépendance des acteurs culturels. Le Pass Culture devra évoluer pour attirer des publics ayant des pratiques culturelles variées.
●
Les échanges entre jeunes au sein de l’Europe, via Erasmus, sont à amplifier. L’ouverture de ce programme aux diverses filières de formation, y compris l’apprentissage et la formation aux métiers manuels, doit devenir une réalité, ce qui contribuera à la reconnaissance de tous les métiers