En Commun! déplore la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) votée dans le projet de loi "Simplification de la vie économique". Qu'est devenu notre pays pour ainsi sacrifier la protection de l'environnement et la santé des Français, sous la pression des populistes de droite et d'extrême-droite ?
Quelles sont les solutions alternatives proposées par ceux qui suppriment ces dispositifs ? Qu’est-il prévu pour éviter les 40 000 morts prématurées par an dues à la pollution de l’air ?
Interdire aux véhicules les plus polluants de circuler dans les grandes agglomérations est pourtant une idée adoptée depuis une vingtaine d'années dans plusieurs métropoles européennes, pour lutter contre la pollution de l’air et ses effets désastreux sur la santé publique.
Des ZFE ont été testées à partir de 2019, avant d’être étendues par la loi "Climat et résilience" en 2021, portée par Barbara Pompili. L’objectif était d’interdire les véhicules les plus polluants dans toutes les métropoles de plus de 150 000 habitants au 1er janvier 2025, avec un calendrier très progressif. Les opposants se sont organisés, agitant les peurs, notamment chez les Français aux revenus modestes qui redoutaient de ne plus pouvoir utiliser leur voiture, minimisant le nombre de décès annuels dûs à la pollution de l'air.
Avec la suppression de l'objectif du Zéro Artificialisation Nette qui visait à préserver les terres agricoles et la biodiversité, la suppression des ZFE constitue une attaque violente contre des mesures pourtant d'intérêt général. En Commun! est indigné de cette reculade et place ses derniers espoirs dans le Conseil Constitutionnel, qui pourrait annuler cette disposition en la désignant comme "cavalier legislatif", éloigné de l'objectif de cette loi. Cette ultime voie permettrait d'éviter la mise à mort d'une disposition vertueuse, issue, rappelons-le, de la Convention Citoyenne sur le Climat et donc des Françaises et des Français.
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