Medef, CPME et U2P, côté patronal, CFDT, CFTC et FO côté syndical s'étaient mis d'accord fin février pour réduire la durée maximum d'indemnisation des salariés inscrits à France Travail à la suite d'une rupture conventionnelle.
Des études avaient en effet montré que l'effet d'aubaine était important et que les indemnités correspondantes avaient bondi de 63% en 9 ans, pour représenter un quart des dépenses de l’assurance chômage, soit 9,4 milliards d’euros.
Le Projet de Loi actait donc une réduction de la durée d'indemnisation, permettant des économies, devant aussi faciliter le retour à l’emploi de 15 000 personnes supplémentaires chaque année, avec un suivi renforcé des demandeurs d'emploi.
Exemple réussi d'une négociation paritaire entre patronat et syndicats, cette loi a été rejetée en séance de l'Assemblée nationale, du fait des oppositions dogmatiques d'extrême-droite et d'extrême-gauche, et de l'absence des députés du bloc central.
En Commun! regrette vivement cette occasion manquée d'aligner vote parlementaire et accords paritaires.
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